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LE VERRE PARFAIT
Les dégustations de verres Riedel – ou comment sublimer le message d’un vin avec un verre parfait
Le 18 Juin dernier, Georg Riedel est venu en personne à Saint-Emilion avec son équipe pour construire avec Pierre Lurton le « verre Cheval Blanc ». Fine Wine était présent. Plus d’une quinzaine de verres ont été passés au crible de ces experts impitoyable sur le même vin pour identifier celui qui saura mieux mettre en valeur ce Premier Cru Classé d’exception.
Quelques semaines auparavant, Georg Riedel et Pierre Lurton avaient procédé au même exercice pour identifier le « verre Yquem » qui allait accompagner le déploiement mondial de ce liquoreux sublime dans le monde pour le service « Yquem au verre ». Contrairement aux attentes, sur les 16 verres en compétition, ce n’est pas le « Verre Sauternes » qui a gagné mais le verre Sauvignon qui a réussi le mieux à exprimer la minéralité particulière d’Yquem, avec une finale élégante, longue, tout en finesse.
Des dégustations comparables ont été réalisées dans les semaines précédentes avec les plus grands experts du vignoble. Ecoutons Richard Geoffroy, le chef de cave de Dom Pérignon, peut-être le dégustateur le plus pointu de la Champagne : « Le premier aspect qui a saisi notre attention est l’intensité du nez et la respiration du vin dans le verre. Ensuite, j’ai senti que ce verre met le fruit au cœur de l’expérience de dégustation sans compromis sur la perception de la complexité des arômes. Ensuite, il donne au palais une expression précise sur l’amplitude et la texture qui sont deux qualités fondamentales du Dom Perignon. «
La première conclusion à cette « dégustation de verres » est que le choix du verre joue un rôle déterminant sur la perception du vin. Bien sûr, la forme du vin, sa paraison ont une influence essentielle pour mettre en valeur ou équilibrer (selon le cas) l’acidité, le fruité, le gras ou les tanins du vin. Mais la taille du verre est également déterminante, puisqu’il s’agit de les remplir des arômes du vin et non du vin lui-même. Il est bien loin le temps où on remplissait ces verres à ras bord….
Ainsi, chaque cépage, chaque région, chaque vin d’exception a son verre de prédilection. Et Bordeaux en est peut-être le meilleur exemple. Trop souvent en effet, on boit les vins de Bordeaux dans des verres trop petits. Ces vins sont alors maintenus par une camisole de force, n’ont pas le volume pour s’exprimer. Plus que jamais, il est indispensable de leur proposer un verre qui les met en valeur. Car aujourd’hui, les bordeaux n’ont jamais été aussi concentrés et riches en alcool. Ils n’ont jamais eu autant besoin d’un volume adapté.
Ces verres amples dirigent le vin sur le milieu de la langue, font ressortir le fruité et évitent le fond de la langue, plus sensible à l’astringence des tanins.
Tous les verres Riedel résultent d’un workshop, d’un travail de dégustation sur mesure. Etape par étape, la famille Riedel a ainsi construit des gammes complètes de verres parfaitement adaptés aux vins.
Claus Riedel a inventé en 1958 les premiers verres pour les cépages et créé la gamme Sommelier. Puis son fils Georg a développé le concept à grande échelle avec la gamme Vinum et arpente la Planète Vins pour développer des nouveaux verres pour les Grands du Monde et les cépages émergeants. Enfin Maximilien, digne représentant de la onzième génération, vit à New-York, où il conçoit des verres adaptés aux jeunes urbain. C’est la gamme « O » qui conserve les mêmes calices, donc le même effet de dégustation, et supprime les pieds, pour intégrer les contraintes de rangement et de lave-vaisselle.
Georg Riedel aime dire que Boire est après respirer, le plus automatique des reflexes. Personne n’apprend l’art de boire. C’est l’outil, le contenant qui fait la différence… En étant les premiers à inventer des
« verres qui aiment les vins », la famille Riedel tient tout simplement à sublimer le message du vin.

























